A la découverte de … Paule Baudouin

1er épisode de la mini-série : « à la découverte des recrues ». Arrivés cet été dans l’équipe des Roses, nous allons vous présenter tour à tour les nouveaux visages du Nantes Atlantique Handball.

On commence avec la plus capée, Paule Baudouin.

Surnom : Poly

Numéro : 18

Poste : Ailière gauche

Née le : 25 octobre 1984

Taille : 1m72

Nationalité : Française

Internationale : 208 sélections

Palmarès en équipe nationale

Championnat du monde : médaillée d’argent en 2011, 2009

Championnat d’Europe : médaillée de bronze en 2016

Jeux Méditerranéens : médaillée d’or en 2009

Palmarès en club

Championnat de France LFH : vainqueur en 2013-14, 2012-13 (Metz HB)

Coupe de la Ligue LFH : vainqueur en 2013-14 (Metz HB)

Coupe de France : vainqueur en 2014-15, 2012-13 (Metz HB), 2005-06 (Le Havre) et finaliste en 2011-12 (Le Havre)

Coupe d’Europe : 

Challenge Cup : vainqueur en 2010-11 (Mios), 2011-12 (Le Havre)

Coupe EHF : finaliste en 2012-13 (Metz HB)

Distinction individuelle : élue meilleure ailière gauche de la saison 2012-13

 

Poly, peux-tu nous présenter ton parcours pour commencer ? A quel âge as-tu commencé à jouer au handball ? Pourquoi as-tu choisi le handball quand tu étais petite ? Quel est ton palmarès ?

D’accord, et bien j’espère que tu as du temps (rires) parce que j’avoue que je suis vieille de chez vieille. Ouais j’ai commencé à 13, 14 ans à Boissy Saint Léger dans le département du Val de Marne (94), au CAB de Boissy Saint Léger, c’est la ville dans laquelle j’ai grandi. J’ai copié sur ma grande sœur tout simplement. Et on avait surtout trouvé une photo de ma mère qui avait fait du handball et elle était en équipe nationale du Cameroun, on ne connaissait pas ce sport quand on a trouvé cette photo, elle nous a raconté un peu son parcours et on est rentrées dedans. J’étais bien à la maison mais ce sport-là m’a intéressée et ma mère en avait marre de me voir tout le temps à la maison (rires). Ma grande sœur a aussi joué à Haut Niveau, j’ai joué avec elle et contre elle. J’étais avec elle au Havre et à Issy Paris, et j’ai joué contre elle quand elle était à Besançon et moi au Havre. Mais c’est dur de jouer contre sa sœur. Maintenant, elle travaille à côté et joue encore avec la N1 de Chambray, elle a été Championne de France l’année dernière en N2, je suis fière d’elle.

A Boissy j’y suis restée seulement 1 an, ensuite je suis allée à Ivry et je suis rentrée en Sport Etudes, grâce à David Morelli avec qui je suis toujours en contact. A l’époque il n’y avait pas de Centre de Formation, ça n’existait pas c’était Sport Etudes. Mais je ne connaissais même pas l’équipe de France, je ne connaissais rien de tout ça. J’ai fait Sport Etudes avec Marie-Pierre Calvini, y avait Linda Pradel qui joue toujours à Chambray, y avait Noura Ben Slama qui joue à Dijon. Ma génération est encore un petit peu présente mais moins qu’au début (rires).

Sinon, j’ai fait beaucoup de clubs… Heureusement qu’il y a wikipédia (rires). J’ai commencé par Boissy, Ivry, ensuite Le havre, Issy les Moulineaux, puis je suis partie au Danemark. Je suis partie deux fois à l’étranger, 2 ans au Danemark, à Team Esbjerg et un an en Allemagne à Bietigheim. C’était super, humainement c’était le top mais sportivement c’était différent, au Danemark en tout cas on m’a éloignée de ma zone de confort. Cela restera néanmoins des belles expériences, d’autant plus que j’ai pu jouer avec des grandes joueuses ! J’ai joué également à Mios, au Havre, à Metz et Fleury, mon dernier club.

Au cours de ton parcours, as-tu eu des coaches qui t’ont marquée ?

Forcément David Morelli à Ivry, à Boissy c’était ma voisine Laetitia. Au Havre, c’était Fred et je le retrouve ici donc il continue à me marquer et en plus de ça, avec lui, j’ai eu mes premières sélections en équipe de France A, en 2004, ce qui marque d’autant plus. A Issy les Moulineaux, Arnaud Gandais que je croise toujours et que j’ai de temps en temps au téléphone. Celui de Team Esbjerg c’était un super bon joueur, Jan Paulsen, qui évoluait à Ivry donc j’étais super contente que ce soit lui, même s’il ne parlait pas un mot français (rires). Ensuite il y a eu Manu Mayonnade qui m’a coachée à Mios et qui est à Metz maintenant. C’était l’une de mes meilleures années personnellement au niveau handball, on a gagné la Coupe d’Europe. Ensuite à Metz, avec Sandor Rac qui est à Toulon aujourd’hui.

Beaucoup m’ont marquée dans le bon sens finalement….mais j’ai aussi fait pas mal de clubs pour ça.

Peux-tu nous dire, en toute objectivité bien sûr, quels sont tes points forts et tes points faibles dans ton jeu ?

Ça n’est pas évident de répondre… mes points forts je dirais mon caractère, mon agressivité, ma hargne, mon envie. Mais mon caractère peut également être un point faible d’ailleurs, notamment dans le contrôle des émotions. Même à 34 ans je reste une grande gamine dans ma tête et je suis très joueuse.

Finalement mon caractère est à la fois mon plus grand point fort et mon plus grand point faible.

Dans un groupe, je suis un vrai électron libre.

Comment as-tu vécu ton arrivée à Nantes ? Quelles sont tes impressions sur la ville ?

Je t’avoue que je n’ai pas trop eu le temps de visiter encore avec le rythme plutôt soutenu que l’on a depuis la reprise. On a enchaîné pas mal d’entraînements, on a été beaucoup ensemble avec les filles donc je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter la ville pour l’instant. Mais ça va j’ai vu qu’il y avait un beau petit château dans le centre-ville, un terrain de foot un peu bizarre qui est droit dans le miroir mais en forme de croissant au sol (rires). J’aurai un peu plus de temps pendant la trêve mais j’irai aussi profiter de ma famille dès que possible, la famille c’est la base.

Et comment s’est passé ton intégration au sein de l’effectif du NAHB ?

Elle s’est faite rapidement puisque les filles qui étaient là je les connaissais déjà à force de jouer contre elles ou avec elles pour certaines. Certaines avec qui j’ai joué en équipe nationale. Et il y a des filles de ma génération donc ça fait plaisir, je me sens moins vieille (rires). Et en plus, je connaissais bien Fred et j’ai eu un bon contact avec Arnaud. Après je savais que c’était un club en pleine structuration avec un nouveau projet, histoire de bien finir ma carrière. En tout cas c’est ce que je dis et pense aujourd’hui, que je m’arrêterais après cette aventure nantaise.

A titre personnel, quels sont tes objectifs au sein de ce collectif nantais ?

De tout gagner !!! Je joue que pour gagner. Pour ça, il va falloir montrer un autre visage que ce début de championnat, que l’on montre plus d’envie. Et personnellement, je souhaite être à 100% sur tous mes tirs, de ne plus me faire passer en défense (rires)… Non mais de donner le meilleur de moi-même tout simplement.

Quand tu ne joues pas au hand, quels sont tes hobbies ?

Dormir !!! J’aime dormir, j’aime beaucoup faire les magasins aussi… Je regarde beaucoup beaucoup de vidéos, de séries…

Comment se déroule une journée type d’une joueuse professionnelle de handball ?

Quand il y a deux entraînements, déjà tu dors, tu te réveilles tu vas à l’entraînement. Tu rentres, tu brunches, tu dors (rires), non mais j’essaye aussi de préparer ma vidéo, je n’ai pas de femme de ménage donc je fais le ménage (rires). Après je fais ma petite sieste. Et j’aime bien m’occuper de moi aussi, faire mes ongles, mes sourcils, etc.

As-tu des rituels particuliers avant les matchs ?

Ha oui ! Alors déjà la bouteille d’eau, c’est MA bouteille d’eau donc c’est moi qui la marque. En plus dessus j’écris Force et Courage à chaque fois, il y avait une femme qui m’appelait la guerrière et elle me disait toujours « Force et Courage » donc avec ma sœur et ma mère c’est toujours resté.

J’ai toujours ma petite serviette, bien pliée, c’est la 3ème place en partant de la fin. Il y a ma serviette et ma veste d’échauffement et je m’y assois toujours et si y a quelqu’un assis dessus quand je sors, je leur demande s’il te plaît avec un grand sourire et des yeux de chat Potté (rires). Pourquoi la 3ème ? Je ne sais pas, c’est comme ça. Faut que tout soit bien rangé. Mais je ne suis pas Bree Van De Kamp non plus, ça je l’ai laissé à d’autres… Je dis son nom ou pas ? Ok… ça je l’ai laissé à Blandine (rires), de tout plié au carré. Chacune ses tocs.

Et avant le match, chez moi je mets la musique à fond, je crie, je danse, je me lâche. Les voisins ne sont pas encore venus frapper donc c’est que je ne dois pas chanter si mal que ça (rires).

Place à quelques questions sur tes nouvelles coéquipières ; selon toi, dans l’équipe, qui est :
  • La plus travailleuse ? Je dirais les gardiennes
  • La plus râleuse ? Je sais que j’suis pas mal mais je dirais Camille (Ayglon-Saurina)
  • La plus drôle ? Shandy
  • La plus tête en l’air ? Laurine (rires)
  • La plus bavarde ? oulalala y a battle là parce qu’on est une équipe de pipelettes quand même ! Entre Béa, Léa, y a moi aussi…
Que peut-on te souhaiter pour la suite de tes aventures au NAHB ?

Que tout se passe bien, qu’on gagne beaucoup de matchs, qu’on gagne tout ce qu’on a décidé de gagner et bien sûr que l’on prenne du plaisir !

 Le mot de la fin pour les supporters du NAHB :

Venez nombreux nous encourager vous ne serez pas déçus !

 

MERCI POLY !

 

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