A la découverte de … Guillaume Saurina

Pendant la trêve internationale, on vous propose de partir à la découverte des nouveaux visages du Nantes Atlantique Handball.

Aujourd’hui on vous présente l’entraîneur adjoint de l’équipe professionnelle, Guillaume Saurina. Il a mis un terme à sa carrière de joueur la saison dernière et est désormais sur le banc du NAHB. Présentation 🙂

 

Guillaume Saurina, entraîneur adjoint NAHB

 

Guillaume, peux-tu nous présenter ton parcours pour commencer ? 

Waouh…j’suis trop vieux, c’est trop loin ! J’ai commencé, je n’étais pas grand. Mes parents ont été mes premiers entraîneurs, ça n’a pas toujours été facile. Ensuite, je suis parti en Sport Etudes à Marseille, puis au Centre de Formation de Montpellier où j’ai appris ce qu’était la rigueur. J’ai fait un passage à Villeurbanne, puis Nîmes, Chambéry, Nîmes, Bucarest et Nantes.

J’ai toujours aimé tous les sports, étant petit j’ai aussi fait du tennis, puis j’ai été dans les équipes universitaires de lutte et de rugby pendant mes années au STAPS, c’était super !

C’est rigolo parce qu’un de mes premiers titres c’était Champion de France universitaire avec Rock Feliho et mon dernier c’est vice-champion d’Europe avec lui également, donc la boucle est bouclée.

Et en parallèle de ma carrière, j’ai obtenu une Licence STAPS, parce que je voulais devenir prof d’EPS, j’ai quand même fait quelques remplacements en SEGPA mais je n’ai finalement pas passé le concours puis j’ai fait un BTS Actions Co où je vendais des produits pour le jardin. J’ai fait ça après ma licence STAPS pour passer le temps et pour ne pas rester chez moi à ne rien faire. Ça rajoute aussi une corde à mon arc, je ne sais pas si je m’en servirais mais on sait jamais.

Après ça, j’ai commencé à entraîner. A Nîmes, où j’ai joué 10 ans, j’ai commencé à passer mes diplômes d’entraîneur et donc j’ai entraîné toutes les catégories des -11ans jusqu’au Centre de Formation.

 

Tes parents étaient sportifs peut-être?

Mes parents étaient handballeurs, ma mère est la créatrice de la LFH, elle a été la première présidente. Et dix ans après la création de la LFH, me voilà entraîneur de LFH.

 

En tant que joueur, quel type de coach t’a marqué ?

Patrice Canayer de Montpellier. C’est la rigueur et le professionnalisme incarné. C’est le meilleur entraîneur que j’ai eu depuis toujours. C’est un tout en fait, c’est un mec à qui tu peux poser une question n’importe quand et il te répondra toujours parfaitement, c’est juste monstrueux quoi. Et la preuve en est c’est que la dernière finale de Ligue des Champions, une demi-heure après le match, il était déjà en train de bosser.

Je ne pense pas que je pourrai un jour devenir ce type de coach mais en tout cas je vais m’en inspirer c’est certain.

Depuis que j’ai commencé à entraîner, je me suis inspiré de tous les entraîneurs, il y a toujours une situation ou un discours qui m’a plu. J’ai en mémoire un discours de Jérôme Chauvet avant un match contre Montpellier qui me fait encore dresser les poils quand j’y pense. J’essaye de m’inspirer de tous ces entraîneurs, j’avais un cahier quand j’étais joueur et j’ai noté des exercices, des entraînements complets même, j’ai noté des discours, des préparations de matchs.

 

Depuis quand souhaites-tu entraîner?

En fait à Nîmes, on conseillait aux joueurs professionnels d’entraîner des équipes de jeunes ou en tout cas d’intervenir 2 fois par an. Et moi j’ai accroché et les petits étaient réceptifs, ils étaient très à l’écoute donc ça m’a donné envie de continuer. Ça n’était pas une vocation à la base mais ça l’est devenu naturellement. Et désormais mon objectif est de devenir un jour entraîneur n°1 bien sûr.

 

A terme tu souhaites entraîner plutôt des garçons ou des filles?

A la base, je n’étais pas spécialement préparé à entraîner des filles, enfin je ne l’avais pas forcément envisagé puisque je n’en avais jamais entraîné. Mais l’opportunité de travailler avec Fred (Bougeant, ancien entraîneur du NAHB) s’est présentée et qui plus est sur un groupe pro, donc j’ai sauté sur l’occasion. Et je me rends compte qu’aujourd’hui le handball masculin est vraiment très axé sur le physique alors que chez les filles, la dimension tactique est dominante donc c’est super intéressant. Même si je pense que Montpellier, par exemple, a gagné la Ligue des Champions parce qu’ils nous ont battu tactiquement (lorsqu’il était joueur au HBC Nantes).

 

Quel bilan dresses-tu de cette première partie de saison?

Forcément un peu mitigé au vu de tout ce qu’il s’est passé et au vu des résultats. Si tu mets tout bout à bout, finalement ce n’est pas si pire comme on dit mais ça pourrait être bien mieux quand même. Ça laisse de l’espoir quant à l’évolution possible sur la deuxième partie de saison… et puis on a l’avantage en LFH de jouer sur une formule de play-offs donc rien n’est joué mais il ne faut pas se cacher derrière ça. Tu ne peux pas justifier tes contre-performances en disant qu’au final ça va se jouer sur des play-offs. Ça peut te sauver mais il ne faut pas se cacher derrière ça pour autant parce que sinon tu peux te faire éliminer dès le premier match et t’as l’air bête !

 

Quels sont tes objectifs pour l’équipe aussi bien en Championnat qu’en Coupe de France?

Les mêmes qu’en début de saison, il faut rester ambitieux. Je pense qu’on a été capables de montrer de super choses, on a vraiment alterné le très très bon et le très mauvais voire le ridicule à certains moments, donc il faut rester ambitieux et confiants dans nos forces. Je pense que si on arrive à maintenir un niveau de jeu élevé, tout peut arriver, même face aux plus gros. Ce sont des problèmes de concentration et des erreurs individuelles qui font qu’on a des gros moments de creux mais on peut le faire.

 

Tu connaissais les joueuses avant de t’engager dans ce projet?

Je me suis toujours intéressé au handball féminin, ça fait plus de 10 ans que ma mère a été la présidente de la LFH, ça fait plus de 10 ans que je suis avec Camille (Ayglon-Saurina, sa femme), et en plus je venais souvent aux matchs l’année dernière donc je connaissais à peu près toutes les filles.

 

A titre personnel, quels sont tes objectifs au sein de ce collectif nantais?

Un jour j’aimerai être entraîneur n°1 évidemment donc pour le moment je souhaite continuer à apprendre, à me perfectionner, à progresser et puis le jour où je me sentirais prêt, devenir n°1.

 

Quelles sont tes premières impressions sur Allan, le nouvel entraîneur?

C’est génial, c’est un autre handball, rien que sur le premier entraînement j’ai déjà noté un truc qui m’a plu. C’est une autre culture handballistique et puis en même temps je vais perfectionner my english (rires).

 

Quand tu n’es pas au hand, quels sont tes hobbies?

Mon fils, Milo !

Ciné, sorties, je suis joueur en fait donc j’aime jouer à tout : les cartes, aller faire un tennis avec des potes, et puis comme j’ai arrêté le hand, il faut que je m’entretienne un peu parce que j’adore la cuisine aussi. Avec Milo on aime bien cuisiner. En ce moment, on regarde Objectif Top Chef tous les deux le soir à la maison.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur votre expérience à l’étranger? Vous avez joué tous les 2 à Bucarest Camille et toi?

Oui, sinon je ne serais jamais parti de Nîmes, j’avais un contrat d’entraîneur du Centre de Formation en poche. Mais le club féminin de Nîmes a déposé le bilan et Camille a eu une proposition à Bucarest. On n’a jamais vraiment fait de choix de carrière avec Camille, on a toujours fait le choix d’être ensemble. On a vécu deux ans loin l’un de l’autre, et puis ma maman étant malade, on a dit stop, quoiqu’on fasse on le fait ensemble. On est donc allés à Bucarest ensemble, c’était une super expérience ! J’ai joué un an et demi là-bas, on jouait l’EHF et après je suis arrivé à Nantes.

 

Qu’est-ce qui change le plus pour le moment entre être joueur professionnel et entraîneur professionnel ?

La façon de passer ses nerfs (rires), quand tu es joueur c’est ton exutoire, tu peux arriver à l’entraînement et mettre quelques coups même si c’est un copain, ou un beau tir, alors que là quand t’es un peu énervé ce n’est pas évident. J’ai eu des problèmes au début dans ma communication non verbale. Et c’est très important donc du coup maintenant je fais plus attention à ça.

Et en terme d’emploi du temps, c’est une catastrophe d’être entraîneur (rires) ! Je passe mes journées au club à préparer les entraînements, à réfléchir à tout, c’est l’enfer ! Et le pire c’est quand tu vois que les joueurs ou les joueuses arrivent 5 minutes avant l’entraînement, qui sont à la bourre aux rendez-vous, qui s’entraînent en traînant les pieds, qui n’ont pas envie alors que toi tu as passé 2 heures à préparer la séance.

Place à quelques questions sur les joueuses ; selon toi, dans l’équipe, qui est :
  • La plus travailleuse ? Manon
  • La plus drôle ? Manon mais à son insu (rires). Non mais elles sont toutes rigolotes mais je dirais Laurine en muscu.
  • La plus râleuse ? Oh alors là il faut mettre « les », elles sont toutes râleuses !
  • La plus tête en l’air ? Léa
  • La plus bavarde ? Armelle
Que peut-on te souhaiter pour la suite de tes aventures au NAHB ?

A moi pas grand-chose, mais à l’équipe des victoires ! Qu’on avance, qu’on aille se qualifier pour une Coupe d’Europe, qu’on aille plus loin en Coupe d’Europe l’année prochaine et puis à nouveau… des victoires, des victoires, des VICTOIRES !

 Le mot de la fin pour les supporters du NAHB :

Scolopendre, ça c’est une private joke (rires) !

 

MERCI SOSO !
Nantes Atlantique Handball

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